Actualités sur l'emploi en ile de France
Travailler à la gendarmerie vous tente-t-il ?
Rigueur, dynamisme et service d’autrui, tels sont les trois mots d’ordre qui définissent le mieux le travail à la gendarmerie.
En intégrant cette institution, les personnes s’engagent à donner le meilleur d’eux-mêmes au bénéfice des citoyens et de la république. De plus, cette institution offre de grande chance d’évoluer et tracer une carrière très brillante. En ce sens les études prouvent que les perspectives d’évolution en gendarmerie dépasse de loin celles enregistrées dans les entreprises privées.
En tout état de cause, et dans le cas où votre carrière à la gendarmerie ne durera pas longtemps pour X raisons, cette brève expérience vous apportera tant sur le plan personnel (vivre une expérience unique dans le service des autres) que professionnel. En effet, l’expérience à la gendarmerie constitue à elle seule un gage de votre sérieux et peut être perçue comme un service civique qui valorise incontestablement le CV.
Enfin, il convient de préciser que les carrières en gendarmerie se déclinent en deux : les carrières opérationnelles (officiers et sous-officiers de gendarmerie), mais aussi les carrières techniques et administratives qui ne doivent pas être sous-estimées.
Pour mieux se renseigner et postuler, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien,
Pourquoi faut-il oser la Franchise ?
Le salon de la franchise a eu lieu cette année en mois de mars à Paris-Porte de Versailles. Le succès fulgurant rencontré par la salon cette année nous a poussé à étudier ce type d’entrepreneuriat qui attire de plus en plus les convoitises des français.
A vrai dire, la franchise n’est autre que l’accord entre une entreprise, appelée franchiseur, qui est souvent une entreprise de renom ayant une assise financière importante, avec un franchisé, souvent une PME souhaitant se lancer sur le marché. En vertu de cet accord, le franchiseur s’engage à transmettre au franchisé, en contrepartie d’une somme d’argent, le savoir faire, les « secrets du métier » et tout ce qui caractérise l’enseigne du franchiseur.
Ainsi, le franchisé n’est ni salarié, car aucune subordination ne caractérise sa relation avec le franchiseur, ni entrepreneur au sens propre du terme à partir du moment où sa marge de manœuvre dans le projet est limitée. La franchise se distingue donc comme un statut unique et hybride empruntant aux statuts précités plusieurs caractéristiques.
L’engouement des français pour la franchise ne cesse de croitre ces dernières années. Les raisons sont multiples mais elles s’expliquent essentiellement par la quasi absence du risque de la part du franchisé qui s’engage dans un tel projet. Contrairement à la création d’entreprise au sens strict du terme où tout est à construire, le franchisé bénéficie d’ores et déjà de l’enseigne du franchiseur. Il en découle qu’il va viser, sans difficultés, tous les clients du franchiseur sans que ceux-ci ne se rendent compte de la différence. La franchise garantit ainsi une rentabilité certaine et limite au minimum les risques de se lancer en tant qu’entrepreneur privé.
Outre le bénéfice de l’assistance et l’expérience du franchiseur, la franchise présente un autre intérêt majeur. En effet, le franchisé est souvent tenu de verser un apport au franchiseur avant la signature du contrat. Pour le franchiseur, cette somme est le gage de la réussite du projet car elle reflète l’investissement, la motivation et l’engagement personnel du franchisé pour faire réussir le projet commun.
Cette somme varie selon le type de la franchise : elle peut être 10.000€ pour la franchise d’un hypermarché, 50.000€ pour la franchise d’un pressing allant jusqu’à 150.000€ pour certains réseaux de distributeurs indépendants en parfumerie. Quoi qu’il en soit, l’intérêt du versement de cette somme d’argent c’est qu’elle témoigne d’une volonté non équivoque du franchisé qui se donne tous les moyens pour faire réussir son projet. En ce sens, il convient de rappeler que la France est l’un des premiers pays dans le monde en matière du nombre des entreprises créées (environ 200.000 par an) mais également le premier en nombre des entreprises qui tombent annuellement en faillite (environ 50.000). La raison principale est le faible moyen que donnent ces entrepreneurs à leurs propres entreprises.
Avec tous les avantages qu’elle présente, notamment la quasi absence des risques, la franchise s’impose désormais comme la meilleur forme entrepreneuriale pour les Français. Osez donc la franchise et préparez vos agendas pour la prochaine semaine des entrepreneurs franchisés du 10 au 16 octobre 2011 !
Nhésitez pas à visiter ces liens pour mieux se renseigner:
http://www.horizonentrepreneurs.fr/7998-financer-un-projet-de-franchise
L’inefficacité du CV anonyme !
Les discriminations dont souffraient certains candidats à un emploi en raison de leurs origines, états civils, sexe etc… ont poussé le pouvoir public à adopter ce que l’on a communément nommé le « CV Anonyme ».
Ce nouveau type de CV qui garde au secret le nom, prénom, état civil, sexe et adresse a même été doté d’une base juridique dont le but était de l’imposer aux recruteurs afin de faciliter l’embauche des candidats exclus du marché du travail pour des raisons autres que la compétence.
Nécessitant, comme toute loi, un décret d’application qui éclaircit les contours de la loi, il a été regrettable de constater que depuis 2006 aucun décret d’application n’a été promulgué en la matière.
En dépit d’une volonté politique exprimée par le plus haut sommet de l’Etat qui a souhaité que le « CV anonyme devienne un reflexe pour tous les employeurs », le CV anonyme suscite ces derniers mois le débat quant à son efficacité. Alors qu’il était au départ présenté comme un rempart contre la discrimination, certaines études récentes ont récemment remis en cause ce constat. Selon elles, le CV anonyme est non seulement inefficace, mais surtout contre productif !
Ces études qualitatives ont été menées par Pôle Emploi, en collaboration avec des spécialistes, et ce, sur la demande du Ministre de l’Immigration. Le résultat final est ferme et non équivoque: le CV anonyme « dégrade les perspectives des candidats issus de l’immigration ou résidents en ZUS (Zone Urbaine Sensible) ».
Bien que les chercheurs ont qualifié ces résultats d’ « inatendus », il nous sembles toutefois que ces résultats étaient clairement prévisibles. En effet, en l’absence d’uniformisation entre les CV reçus, voire même d’un cadre légal régissant tous les aspects du CV anonyme (il convient de rappeler l’absence du décret d’application de la loi sur le CV anonyme promulguée depuis 4 ans déjà…), le recruteur se trouve face à deux types de CV : D’un côté le Cv classique contenant toues les mentionnes habituelles (état civil, sexe, adresse…) et, d’un autre côté, le CV anonyme qui apparaitra donc comme un cv amputée de certaines données qui étaient jusque là primordiales pour toute candidature à un emploi.
En l’absence d’une règle juridique claire et expresse obligeant le recruteur à tenir compte du cv anonyme et à le traiter sur même pied d’égalité avec un cv classique, il est clair que le professionnel va considérer le cv anonyme comme un cv troué contenant plusieurs lacunes (absences des données personnelles). Le sort du cv anonyme sera donc purement et simplement le rejet.
Le mythe du CV anonyme comme remède à la discrimination commence donc à s’effondrer. Les débats seront donc désormais rouverts pour trouver un autre moyen plus efficace. En ce sens, certains proposent même le recrutement sans cv !
Pour plus d’informations, N’hésitez pas à visiter ces liens:
http://www.blog-pour-emploi.com/2011/04/29/le-cv-anonyme-un-outil-contre-productif/
http://redaction.blog.regionsjob.com/index.php/post/2011/04/28/Debat-autour-du-CV-anonyme
http://www.youtube.com/watch?v=LonusUBkJn0
La HALDE incite à considérer le lieu de résidence comme un nouveau critère de discrimination
Suite aux faits divers qui ont défrayé les chroniques les mois derniers, notamment le refus d’encaisser des chèques dont les titulaires résident dans des quartiers « sensibles », la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) est récemment intervenue.
Par une délibération rendue publique le lundi 18 avril 2011, cet organe de lutte contre toute sorte de discrimination a décidé de considérer la discrimination territoriale, phénomène qui s’est accentué ces dernières années, comme un nouveau critère de discrimination. Ainsi, elle a recommandé au législateur d’intégrer le critère de l’adresse comme nouveau critère de discrimination prohibé.
A vrai dire, les faits divers portant sur le rejet des chèques et qui ont poussé la HALDE à intervenir n’étaient que l’arbre qui cachait la forêt. En effet, la discrimination territoriale est principalement répandue en matière d’emploi. Innombrables sont les jeunes, issus des quartiers difficiles, qui se voient refuser l’accès à un emploi en raison de leur lieu de résidence. En dépit de leurs diplômes et de leurs compétences, ces jeunes peinent même à décrocher un entretien d’embauche.
Pire encore, ce cas de figure d’exclusion n’est pas régi par la loi française. Les 17 critères de discrimination pris en compte portent généralement sur des critères classiques tels que le sexe, l’âge, la situation de famille, l’appartenance à une ethnie ou une race, les opinions politiques etc…Mais aucunement sur le lieu de résidence. C’est ainsi que la délibération de la Halde présente un intérêt majeur dans la mesure où elle incite le législateur à ajouter le critère de discrimination à l’adresse aux autres critères déjà prévus par la loi.
Quoi qu’il en soit, les jeunes concernés, ainsi que les quartiers dont ils sont issus, ne sont pas restés les bras croisés face à l’inefficacité de la loi : alors que plusieurs personnes n’hésitent pas à donner l’adresse d’un proche, ou ami, résidant dans une ville jugée « acceptable » lorsqu’elles postulent à un emploi, certaines villes jugées « sensibles » ont tout simplement opté pour le changement de nom ! A titre d’exemple, depuis juillet 2010, Arnouville Lès-Gonesse (Val-d’oise) est devenue Arnouville tout court pour ne plus renvoyer à la ville Gonesse!
Ces solutions restent toutefois provisoires mais elles risquent de se répandre tant que la loi ne présente pas l’efficacité escomptée.
Une application de recherche d’emploi en Seine-Saint-Denis sur iPhone
Dans le cadre du cours de sensorialité de la création hypermédia à la Maison des Sciences Humaines de Paris Nord, un des projets réalisés par les étudiants est un prototype de l’application de recherche d’emploi et de valorisation des entreprises numériques et multimédias de la Seine Saint-Denis.
Comme nous l’avions déjà évoqué dans un précédent article, la recherche d’emploi s’installe sur les smartphones et cette tendance s’accentue nettement depuis quelques mois.
L’internaute fait abstraction de la nature des périphériques de consultation du Web et s’attend à retrouver le contenu et les services qui s’adaptent à son contexte d’usage.
Dans le cas présent, ce type d’application s’inscrit dans la lignée des services géo localisées et dans la recherche de proximité,
Ce prototype est une initiative du Master création et édition numérique Université Paris 8.
Vous pouvez voir une présentation complète dans la vidéo ci-dessous :
Un train pour l’emploi porteur de tant d’espoirs !
Pour la 4ème année d’affilée, le train de l’emploi débarque aujourd’hui (mardi 15 mars 2011), et pour trois jours, à Paris. Baptisé cette année « Le Train pour l’emploi et l’égalité des chances », l’engin portera comme toujours les messages d’espoirs adressés à tous les jeunes d’Ile-de-France.
La station « Paris » sera la station de départ pour le Train qui partira ensuite à la conquête de 13 grandes villes françaises parcourant ainsi l’hexagone du Nord au Sud. Durant cette étape parisienne, le train fera le tour de 3 grandes gares de la place : il sera sur les rails de la Gare du Nord le 15 mars, il fera une visite à la Gare de l’Est le 16 mars avant de finir son séjour parisien, le lendemain, à la Gare d’Austerlitz et de mettre le cap sur Orléans.
Du 15 mars au 1er avril, le train pour l'emploi
Dans le cadre de cette opération, des centaines d’offres d’emploi, d’apprentissage, de stage ou même de formation seront mises à la disposition du public. Ces offres parcourent d’ailleurs presque tous les métiers (l’hôtellerie, la restauration, les métiers techniques….). Les professionnels, émetteurs de ces offres, seront également de la partie et marqueront leur présence à bord du train et ce, pour répondre aux questions posées par le public. Ils seront même là pour conseiller les assistants dans leurs démarches de recherche d’emploi. De même, certains thèmes touchant l’emploi seront abordés et discutés solennellement avec le public.
De la discrimination territoriale…
Outre la discrimination homme/femme, sujet à qui on consacrera un article en entier à l’occasion de la journée mondiale de la femme, un fait divers a relancé le débat sur un autre type de discrimination. Il s’agit de la discrimination selon la domiciliation, plus connue encore sous le nom de la discrimination territoriale ou à l’adresse.
A vrai dire, la discrimination à l’adresse est un phénomène ancien qui a souvent été traité en tant que handicap à l’embauche. Toutefois, il refait actuellement peau neuve et apparaît là où on ne l’attendait pas ! Quant aux faits divers, les circonstances sont très simples et peuvent être résumées dans ces mots : une habitante de Mantes La Jolie, une commune jugée sensible dans les Yvelines, se voit refuser le paiement de ses achats par chèque. Le motif est le suivant : des suspicions quant à sa solvabilité subsistent et ce, en raison de son adresse !
Faut-il rire ou pleurer face à cette décision des commerçants ? Telle est malheureusement la question…
La discrimination à l’adresse refait donc surface dans un domaine autre que celui où elle fait souvent rage : l’emploi ! En effet, étant personnellement un consultant à l’emploi dans le département de la Seine Saint Denis, je me permets de préciser que c’est un frein majeur à l’embauche des jeunes issus de cette zone qualifiée « zone urbaine sensible ». Ce constat est confirmé par les jeunes que j’accompagne dans leurs recherches d’emploi ou de formation. Même les politiques, tel que M. Gilles Poux, Maire de la Courneuve, confirment l’existence de ce phénomène qui freine le développement du département, déjà en retard, en matière d’emploi. En ce sens, on ne pourra que citer les propos suivants de de M. Poux : « J’en ai assez que les gens parce qu’ils habitent un endroit, puissent être maltraités ».
Par ailleurs, ce constat a été confirmé par une étude faite en juillet 2010 par le cabinet Deloitte, un cabinet des « Big Four », et qui a été remis à M. Besson, ministre de l’immigration à l’époque.
Sur cette question de discrimination territoriale, la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) ne peut rester que simple spectateur ou, au mieux, donner un avis. La raison est simple : la discrimination territoriale ne constitue pas, aux yeux de la loi, un 18 ème critère de discrimination. Cette lacune légale a poussé certains, notamment M. Louis Schweitzer, à demander l’introduction de ce type de discrimination dans le code pénal afin de pouvoir sanctionner ceux qui la pratique. De même, elle demeure une discrimination difficile à prouver puisque l’employeur a toujours le droit d’invoquer une raison (par exemple le manque d’expérience etc..) autre que celle qui a réellement orienté son choix telle que l’adresse du candidat.
Face à ces impasses juridiques qui ne permettent pas de résoudre ce fléau, les jeunes, eux, préfèrent contourner cette problématique à leur manière. Ainsi, leur stratégie varie selon ceux qui revendiquent clairement leur adresse et ce, coûte que coûte ; et d’autres qui n’hésitent pas à substituer leur propre adresse à l’adresse d’un membre de la famille ou d’un proche, habitant Paris 75.
Le Président de la République promet de faire bouger les choses en Seine-Saint-Denis en matière d’emploi
En déplacement hier (1er mars 2011) à la préfecture de la Seine-Saint-Denis située à Bobigny, le chef de l’Etat a donné un signe fort pour réduire le taux de chômage dans ce département. Si l’on croit les statistiques, le 9-3, autrement dit la Seine-Saint-Denis, affiche le taux de chômage le plus élevé en France. Cette visite vient donc confirmer la volonté, affichée au plus haut sommet de l’Etat, de faire bouger les choses dans ce département en matière d’emploi.
Cette visite s’est accompagnée par l’annonce de certaines mesures destinées à « propulser » l’emploi dans le département. Ces mesures, qui viennent concrétiser les paroles du chef de l’Etat prononcés lors de l’émission « Paroles de Français » sur TF1 le 10 février dernier, portent sur deux catégories bien distinctes : Les seniors et les jeunes.
Quant aux seniors, le chef de l’Etat a promis une aide à hauteur de 2.000€. Cette somme sera versée aux entreprises qui décident d’embaucher, en contrat de professionnalisation, un chômeur ayant 45 ans ou plus. Ces entreprises bénéficieront donc d’une enveloppe supplémentaire qui viendra s’ajouter aux 2.000€ initialement prévue pour tout contrat de professionnalisation signé avec un chômeur de 26 ans et plus.
S’agissant des jeunes, l’accent a été mis par le chef de l’Etat sur deux aspects différents : l’alternance et les contrats aidés. Pour l’alternance, et affichant clairement la volonté de s’aligner sur la politique Allemande en la matière (trois fois plus de jeunes en alternance outre-Rhin), M. Sarkozy a promis d’accélérer le processus de recrutement des jeunes sous cette forme. Ainsi, un système de bonus malus verra prochainement le jour en la matière. Si l’entreprise emploie des alternants à hauteur de 4% ou plus de son effectif, une prime de 400€ sera versée annuellement pour chaque contrat.
Pour le cas contraire, c’est-à-dire si l’entreprise n’a pas atteint le seuil de 4%, celle-ci devra s’acquitter d’une taxe calculée sur la masse salariale et qui varie entre 0,2% et 0,05% et ce, selon l’effort fourni par l’entreprise.
D’un autre côté, le Président de la république s’est également intéressé aux contrats aidés. Alors qu’au départ 390.000 contrats aidés, sous toutes leurs formes, ont été prévus, M. Sarkozy a promis de financer 50.000 contrats supplémentaires. Toutefois, le Président de la république n’a pas caché sa préférence à promouvoir la formation et l’apprentissage plutôt que de miser sur les contrats aidés.
L’annonce de ces mesures a coïncidé avec la visite de M. Sarkozy en Seine-Saint-Denis et prend donc la forme d’un message d’espoir. En effet, selon le journal Le Monde (édition du 2 mars 2011), <<le département enregistre de plus en plus un retard éducatif par rapport aux autres départements nationaux>>. A titre d’exemple, si 40% des actifs à Paris et 30% dans les hauts de Seine disposent d’un niveau Bac+2, la Seine Saint Denis ne dépasse pas la barre des 10%. Plus significatif encore, 30% de l’ensemble des actifs ne disposent d’aucun diplôme.
L’allègement des charges sociales comme véritable remède à la hausse du chômage
M. François Fillon, précédant l’annonce faite par M. Sarkozy de miser sur l’apprentissage et les contrats aidés, vient de proposer aux entreprises une offre alléchante et très attendue dans le but de propulser l’emploi.
Cette proposition, plutôt qualifiée comme un « deal » par le journal Les Echos, reprend l’opinion majoritaire des français, notamment des employeurs, qui estiment que le frein majeur à l’emploi est la grosse part que représentent les charges sociales patronales.
Concrètement, et loin de proposer un allègement pure et simple ou une baisse automatique de ces charges, le Premier ministre a mis sur la table un projet de « barémisation » de ces dites charges. En effet, dans l’état actuel des choses, les charges sociales qui pèsent sur l’employeur sont indépendantes du niveau de salaire payé à l’employé. Elles sont calculées systématiquement sans prendre en compte le niveau de salaire perçu par le salarié. Ce projet récent permet, en revanche, d’intégrer le niveau des salaires, considéré désormais comme un paramètre prépondérant, dans le calcul des sommes allouées au titre de charges sociales. En particulier, il vise, selon les termes de M. Fillion, à « alléger le coût du travail en faveur des salariés les moins qualifiés et des bas salaires ». Cette barémisation permet ainsi aux entreprises de payer moins de charges sur les bas salaires et ainsi d’embaucher ou de sauvegarder l’emploi d’environ 800.000 personnes (chiffre avancé par M. Fillon).
Cependant, loin d’être un « cadeau » offert gratuitement aux entreprises, M. Fillon a demandé en contrepartie, rejoignant ainsi l’idée du « deal », de prendre « des engagements forts et contraignants, notamment en matière d’emploi des jeunes ».
Cette offre, tant réclamée par les patrons, a été rapidement acceptée par ceux-ci. En ce sens, le MEDEF n’a pas tardé à « saluer » ces mesures et à se déclarer « immédiatement disponible » pour en étudier les modalités.
Ainsi, après la promotion des contrats aidés et surtout de l’apprentissage par M. sarkozy, voilà une nouvelle mesure prononcée cette fois par le Premier ministre pour lutter contre la montée du chômage notamment après le dépassement du seuil symbolique de 4 millions de chômeurs.
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